Chasse à courre

Chasse à cours vs. vénerie

Le terme de chasse à courre désigne la recherche, poursuite et rabattage d'un animal traqué, jusqu'à son encerclement et à sa mort.

Le terme de vénerie désigne quand à lui tout ce qui a un rapport avec la chasse à courre et notamment le groupe de chasseur appelé équipage, les chevaux, la fanfarre). On appelait autrefois la grande vénerie, la troupe de chasse à courre chassant les Cerfs, Daims, Loups, Sangliers. On appelait petite vénerie les troupes chassant les Chevreuils, Lièvres, Blaireaux et autres animaux de petite taille. Aujourd'hui, il n'existe plus vraiment de distinction.

Histoire de la chasse à courre

C'est avec la domestication du cheval pour le loisir qu'est née la discipline de chasse à courre. Destinée à chasser les animaux rapides, la chasse à courre est devenu un sport (Angleterre) ou une pratique traditionnelle (France). C'est sous François 1er que cette pratique s'est transformée en art de vivre, séduisant la noblesse Française. La chasse à courre fut développée également aux Amériques par les Anglais qui importèrent, avec les chevaux, les renards roux d'Europe.

Formes de la chasse à courre

Un équipage de chasse à courre comprend des hommes à cheval accompagnés de chiens courants, les chiens d'ordre, et d'hommes à terre tenant en laisse les chiens de recherche, appelés limiers.

Le déroulement d'une chasse à courre suit un programme complet marqué par une fanfare différente signalant chaque phase. Le matin, la fanfare du "réveil" accompagne le début de la recherche par les limiers tenus en laisse par un valet de chien.

Le valet repère un animal et tente de l'isoler et de le jauger, sans le faire fuire. I l revient ensuite faire son rapport au point de rendez-vous des chasseurs.

Le corps signale le "départ". A cheval, les veneurs partent en chasse, accompagnés des chiens courants. Les hommes et les chiens se guident mutuellement, les premiers utilisant leur connaissance du terrain, les autres leur flair.

L'animal traqué est contraint de s'enfuir, on dit que le gibier est lancé. Chacune de ses ruses pour échapper à ses poursuivants fait l'objet d'une sonnerie de corps différentes signalant à tous la configuration de chasse.

Les ruses

Les ruses peuvent être les suivantes : le change, le passage de rivière ou d'étang, le forlonger et les doubles voies. Le change consiste pour l'animal à traverser une région où vivent d'autres animaux de la même espèce, ce qui sème la confusion dans la meute, d'où l'importance d'avoir des chiens de qualité. Le change est rarement sonné en chasse pour ne pas attirer l'attention de l'animal ni perturber le travail des chiens.

Traverser un ruisseau, une rivière ou un étang est annoncé par le "Bat-l'eau". L'animal traverse ou suit le lit d'un ruisseau. La voie alors se perd dans l'eau, les chiens essaient alors de repérer l'endroit où l'animal à repris pied.

Forlonger, c'est à dire prendre un telle avance sur ses poursuivants que son sentiment (son odeur), disparaît. La voie est presque perdue et c'est alors une question de temps. Si la journée n'est pas trop avancée, si les chiens ont bon nez, si le temps est beau, si, si... la fin de journée met souvent un terme à la chasse. La seule chose qui puisse arriver c'est que l'animal ne se sentant plus poursuivi se mette à ralentir.

Les doubles voies sont une ruse qui est destinée à ralentir l'action des chiens. L'animal chassé revient sur ses pas et prend une autre direction après quelques centaines de mètres. Les chiens alors, balancent, essayent de trouver la sortie. Pendant ce temps l'animal prend de l'avance.

L'Hallali

La poursuite peut ainsi durer plusieurs heures jusqu'à ce que la cible soit contraint de faire face ou de capituler, acculé par les chiens et la fatigue. Dans cette situation, les veneurs sonnent alors "L'hallali sur pied" . L'animal coincé et alors tué par les chiens ou par l'homme intervenant au couteau. Les veneurs sonnent alors "L'Hallali par terre" .

La curée

On retire alors les meilleurs morceaux que l'on distribue généralement aux amis ou aux voisins sur les terres desquelles nous sommes passés. Les bas morceaux sont rassemblés sur la peau de l'animal, la nappe, que l'on donne aux chiens. On sonne "La curée" .

L'équipage finira par sonner sa fanfare personnel, la "Saint-Hubert" , "L'adieu des maîtres" , "L'adieu des piqueux" , le "Le Bonsoir" ou le "Le bonsoir breton" ...

Aucune arme à feu n'est donc utilisée dans la chasse à courre, et seule une chasse sur trois ou quatre ramène un animal (ce dernier réussit souvent à s'échapper en changeant de forêt ou en quittant le périmètre délimité de la chasse).

Races de chiens pour la chasse à courre

Les races populaires et douées pour la chasse à courre sont l'Anglo Français de petite vénérie, le Beagle, le Beagle Harrier et le Harrier